
« Nous allons ainsi faire décoller le photovoltaïque en France ». Cette phrase historique, prononcée le 15 mai dernier, ne doit être attribuée ni aux signataires de cet éditorial, ni à Marc Jedliczka de l’association Hespul, ni à Jean-Louis Bal de l’Ademe, ni même à André Antolini du Syndicat des énergies renouvelables. Elle est due à notre Premier ministre, Dominique de Villepin, qui, volant la vedette au ministre de l’Industrie, a annoncé, avec tambours et trompettes, le nouveau tarif d’achat pour l’électricité photovoltaïque. En un mot comme en cent, celui-ci passe sans transition de la misère à l’aisance. C’est-à-dire de 15 centimes à 55 centimes d’euro le kilowattheure !