Merci pour ta réponse, c'est top ^^
La maison a déja l'air pas mal isolée (30cm rampants + 10cm murs) avec de l'inertie à l’intérieur, les besoins n'ont pas l'air considérables, mais les 1500€ de fuel/an +5stères de bois semblent contredire cela. Qu'en est-il des fenêtres et du climat local ?
Ben oui je suis entièrement d'accord avec toi, moi aussi ça m'interpelle... !! Et pourtant...
Mais je ne remets pas en cause l'isolation de la maison (nota : on signe le compromis le 16/02, après je serai plus à l'aise pour envahir la maison de mesures, etc ^^), le monsieur qui l'habite est un gars de chantier, et souvent ceux-là s'appliquent à fond quand ils bossent chez eux... Et tout ce que j'ai pu vérifier, par rapport à ses dires, est exact. Il a même fait du zèle : isolation du mur de refend hihihihi ^^
Les fenêtres et vélux sont en bois DV12mm, bon état.
Le climat est tempéré à Nantes, on est proche de l'océan, on descend rarement en-dessous de 0°C l'hiver. Par exemple cet hiver, j'ai eu une bonne couche de givre 2-3 matins sur le pare-brise de la voiture qui dort en ville dans la rue, mais pas plus, et le matin on était déjà remonté au-dessus de 0°C.
Donc les explications qui restent... :
- mauvaise étanchéité de l'enveloppe, et particulièrement avec sa cheminée ouverte : courants d'amenée d'air froid par tirage de la cheminée, à travers les défauts d'étanchéité du bâti, dès qu'il chauffe, et.. il utilise sa cheminée quasi toute la journée (il enclenche le chauffage de la chaudière la nuit seulement).
- mauvaise production de chaleur : la chaudière fioul est un sacré bousin, elle a 20 ans, niveau entretien et réglage du bruleur j'y crois pas trop - je parierais sur un rendement de 80% max, et surtout elle fonctionne toute l'année pour la production d'eau chaude sanitaire... et surtout surtout... j'ai bien l'impression que c'est de la production ECS instantanée... alors...
- le fuel, c'est environ 25-30% plus cher que le gaz, donc en gaz avec le même rendement, on arrive sur du 1000€/an...
- le monsieur m'a donné ces estimations à l'oral, je n'ai pas les factures...
Alors j'espère qu'il s'agit de ça. Ça serait bien, puisque c'est ce qu'on vire en prio !! :D
Un autre détail m'interpelle : quelle est l'utilité du radiateur dans la masse de début de banquette ? (...)
Ok, je vais aborder ça prochainement dans un fil de discussion dédié, parce que ça va être une nouvelle petite tartine (fonctionnement et principe de régulation associée), et celle-là faut pas la louper... (dimensionnement et sécurité).
Concernant l'appoint ECS, trop compliqué dis-tu ? (...) une installation déjà conséquente
C'est surtout à cause de la disposition des pièces :
- le poêle est collé au pignon nord, et la nourrice de chauffage va être ramenée dans la SdB du bas
- les panneaux sont sur le pignon sud, et le ballon solaire va être collé au pignon sud dans la SdB du haut pour un fonctionnement en thermosiphon (allez Cédric, j'ai dit "thermosiphon", c'est déjà ça nan ? ;) )
Donc pour la (pré)chauffe du ballon avec le rocket plutôt qu'avec du "nucléaire dég...lasse à rendement lamentable", nous avons au choix :
- soit en thermosiphon (bah oui j'aimerais bien) : mais je ne le sens pas du tout niveau passage des conduites avec une pente constante, sur les 10m linéaire à parcourir entre le poêle et le ballon...
- soit avec circulateur : eh ben j'y avais même pas pensé ahah :D ! Merci !!
Pour le chauffage, je pense faire une régul de sorte à avoir un départ à 60°C (pour l'instant je n'ai pas envie de partir plus chaud, cf. risque de brulure - jeunes enfants, sensation de point chaud, convection plutôt que rayonnement, etc), donc si je mets le ballon en parallèle des autres radiateurs sur le circuit de chauffage, avec une vanne d'équilibrage, ça pourrait effectivement assurer ou terminer la préchauffe d celui-ci.
Par contre je suis embêté, car si on fait un feu, c'est qu'on a besoin de chauffage, donc donner les calories au ballon ne m'enchante pas trop... Du coup :
- soit il faut que l'installation soit vraiment vraiment puissante, mais j'ai pas envie de faire péter le(s) groupe(s) de sécu...
- soit il faudrait pouvoir donner seulement l'excédent de chaleur au ballon, lorsque le retour radiateur est assez chaud... Donc ça veut dire nouvelle V3V et sondes avec asservissement...
[A] Bref, chauffage d'un ballon ECS en parallèle des radiateurs, avec ou sans V3V : qu'en pensez-vous ?
Quant au boisseau trop petit, ça vaut vraiment le coup d'essayer sans isolation, quitte à rogner un peu sur la banquette ou surélever le baril pour ne pas capter trop de calories avant de monter en cheminée froide. Le bouchon de fumée peut être évité en attaquant plus chaud à la base du boisseau. Un bypass peut résoudre plein de problèmes de démarrage aussi :)
Normalement on ne peut pas passer de fumée directement dans un boisseau en béton (DTU machin chose), il doit être tubé, à l'inverse du boisseau terre-cuite qui résiste à l'agressivité et à la température des fumées.
Normalement on ne peut pas passer de fumée directement dans un boisseau en béton (DTU machin chose), il doit être tubé, à l'inverse du boisseau terre-cuite qui résiste à l'agressivité et à la température des fumées.
- Une bonne nouvelle pour commencer : le proprio a mesuré la section boisseau de la cheminée : a priori du 90x30cm ! Donc ça nous laisse de la marge, même pour un tubage isolé ! Yes !! Et donc un batch en 180, 200... ça passe !!
- Et si jamais ça ne passait pas, le boisseau est directement au sein du mur en pierres, sans coffrage supplémentaire, donc je suppose qu'on est dans le cas "terre-cuite", et donc pas besoin de retuber selon le DTU machin chose ;)
- Surélever le baril : avec la sole du foyer à 40-50cm du sol + la hauteur du heat riser + 30cm de libre + 10cm d'isolation, on est proche des poutres du plafond (2.30m)... Il y aura peut-être quand même un peu à gratter.
- Bypass : je ne voulais pas en faire un au départ, mais ok je bosse dessus. J'ai trouvé une soluce qui me parait bonne, mais [B] avez-vous des exemples pour m'inspirer (bien sûr je vais chercher aussi, mais si vous savez où trouver la bonne info...) ? Merci ^^
Alors dans l'ordre, rocket 180 sans aucun doute (vu les conso actuelles de fuel+bois).
Un 150 pourrait aussi faire l'affaire mais avec 4 ou 5 heures de feu par jour en saison froide, pas de souci si on est dispo pour s'en occuper.
Un batch 180, ça avale 10kg de bois d'un coup (40kwh), si il fait bien froid on recharge, sinon on en met un peu moins, et on est sur que l'eau a bien chauffé ainsi que la pièce et toutes ses masses froides. Aucun risque de surchauffe avec autant d'inertie ;)
Un 150 pourrait aussi faire l'affaire mais avec 4 ou 5 heures de feu par jour en saison froide, pas de souci si on est dispo pour s'en occuper.
Un batch 180, ça avale 10kg de bois d'un coup (40kwh), si il fait bien froid on recharge, sinon on en met un peu moins, et on est sur que l'eau a bien chauffé ainsi que la pièce et toutes ses masses froides. Aucun risque de surchauffe avec autant d'inertie ;)
Ok, ça sera un 180 !! ...voire un 200 ?... car je pourrai toujours mettre moins de bois dans un poêle surdimensionné, mais pas réhausser la puissance d'un poêle sous-dimensionné, alors...
=> Sachant que la pièce intègre environ 25ml de murs en pierres de 60cm, et une dalle (les masses froides dont tu parles c'est ça ?), peu de risque de surchauffe dans la pièce elle-même, mais [C] y a t'il d'autres inconvénients à sur-dimensionner un poêle ?
Pour éviter le risque des départs à froid, je m’intéresse de plus en plus aux briques réfractaires isolantes, que je vais mettre en œuvre pour la première fois fin avril, je vous ferai un retour assurément.
- Tu veux les utiliser à quel endroit ? Pour la partie haute du heat riser c'est ça ?
- En supposant que tu les utilises pour le heat riser, quelques ordres de grandeur pour analyser leur effet sur le risque de départ à froid...
* Briques réfractaires denses :
Chaleur massique = 1000 J/kg ** Densité = 2200 kg/m3 ** Conductivité = 0.90 W/m².K
* Briques réfractaires isolantes :
Chaleur massique = 1000 J/kg ** Densité = 600 kg/m3 ** Conductivité = 0.22 W/m².K
* Vermiculite en vrac :
Chaleur massique = 900 J/kg ** Densité = 150 kg/m3 ** Conductivité = 0.06 W/m².K
Donc (attention, me corriger SVP, c'est du direct live...) :
1/ Passer d'un heat riser en briques réfractaires denses (+ isolation périphérique en vermiculite) à un montage en briques isolantes : à chaleur massique égale, les briques isolantes sont 4 fois moins denses, donc vont pouvoir stocker 4 fois moins de chaleur, donc vaut être chaudes 4 fois plus rapidement
=> amélioration du départ 8]
2/ Passer d'un heat riser en baril acier (+ isolation périphérique en vermiculite) à un montage en briques isolantes : le baril acier va chauffer en un instant, on en vient donc tout de suite à la vermiculite, et cette fois-ci c'est l'inverse
=> dégradation du départ 8[
3/ Conclusions ?(attention, me corriger SVP, c'est du direct live...)
--- L'allumage le plus simple car avec le moins d'inertie semble être avec la solution métal + vermiculite
--- Donc passer d'un heat riser en métal + vermiculite qui tousse (pour x raisons...), à un heat riser en briques isolantes afin d'améliorer le tirage au départ, ne semble pas une bonne idée...
--- Une fois le régime établi, la vermiculite (avec briques denses ou métal) offre une bien meilleure isolation du heat riser que les briques isolantes (cf. conductivité de la vermiculite bien plus faible et épaisseur plus importante), donc la performance/le tirage sera meilleur.
--- Un avantage à passer de vermiculite (avec briques denses ou métal) à briques isolantes seules : on gagne beaucoup en espace libre d'écoulement des fumées descendantes, entre l'enveloppe externe du heat riser et le baril. Donc ça permet de corriger le cas où cet espace est trop faible (il doit être supérieur à 6cm n'est-ce pas), ou de gagner en espace dans un emplacement étroit pour installer un Rocket.
--- Remarque de Cédric : les briques réfractaires denses (non isolantes) vont garder plus longtemps la chaleur dans le heat riser, donc en cas de 1 ou 2 allumages quotidiens et si l'on fait attention à fermer les arrivées d'air et/ou de 80%maxi le conduit d'évacuation en fin de combustion, le heat riser sera encore tiède de la chauffe précédente, et donc l'allumage sera facilité. Ainsi, en briques réfractaires denses, il est plus difficile de lancer le feu au début de la saison, mais s'il y a 1 ou 2 allumages quotidiens et un arrêt manuel du tirage après combustion, cette difficulté est diminuée.
=> [D] Utilisation des briques isolantes : vos commentaires ?
Alors pour l'exemple du rocket en 150 que tu cites (...) C'est mieux de pouvoir utiliser simplement le dormant et faire preuve d'ingéniosité pour l'attacher à la maçonnerie.
Ok j'ai bien tout noté, et j'en étais un peu arrivé là, mais quitte à acheter un insert, j'aurais aimé m'économiser le prix des briques pour faire les parois... Mais bon.
Je pars donc sur une vitre et son dormant à intégrer à la maçonnerie.
=> [E] Si vous avez des détails de réalisation de cette intégration pour gérer solidité et étanchéité malgré les dilatations différentes de la maçonnerie et du métal, je suis bien preneur !!
Quant à la pente montante vers l'extérieur de 2cm/m, sur un batch c'est plutôt une bonne chose car il n'aime pas être trop contraint. Dans ma grange j'ai une pente descendante et j'ai l'impression qu'il y a quelque chose qui cloche à ce niveau-la. Je vous en dira plus quand j'aurai tout vérifié.
Bon, pour la pente du banc, montante ou descendante, je suis en train de me prendre la tête.
En effet, j'ai cru comprendre :
--- qu'avec les cloches, l'air froid se dirige naturellement vers la sortie en partie basse de la cloche, puis il est évacué dans une cheminée isolée, et donc que ces deux points sont parfaits pour minimiser les problèmes de tirage
--- qu'un conduit montant non isolé, c'est risquer de créer un bouchon d'air froid
Or, avec un banc de masse : plus les fumées avancent dans le banc, plus elles refroidissent, et plus elles refroidissent, plus elles ont naturellement envie de descendre... alors pourquoi ne pas mettre le conduit du banc en pente descendante pour encourager leur avancée/descente/refroidissement, plutôt que de risquer le bouchon d'air froid en faisant monter des fumées qui se refroidissent dans un conduit non isolé ??
Alors pourrait-on dire :
--- si le conduit doit être montant, alors il faut l'isoler pour ne pas créer ce bouchon d'air froid (> application à la cheminée d'évacuation)
--- si le conduit doit permettre un échange de chaleur, alors une pente descendante aidera au cheminement des fumées (> application au banc)
=> [F] Et pourtant, "tout le monde" fait son conduit de banc en pente montante vers l'extérieur, alors où c'est que c'est que je me plante :roll: :!: :question:
Nota : Cédric quand tu dis "J'ai une pente descendante et j'ai l'impression qu'il y a quelque chose qui cloche à ce niveau-là", alors là, ça m'épate !! Un jeu de mot ni vu ni connu et qui en plus offre peut-être bien la réponse à la question... !!! ;D
En effet 10m c'est pour du J (...) les 8ml
=> [G] Peut-on dire en synthèse des longueurs de banc admissibles selon les DN ?
--- DN150 => 4 à 6m - voire un peu plus pour un J
--- DN180 => 6 à 8m - voire un peu plus pour un J
--- DN200 => 8 à 10m - un peu plus pour un J
et que ces distances sont à minimiser si on prélève des calories au niveau du baril :
--- par l'utilisation du phénomène de cloche
--- par un fort rayonnement du baril nu...)
--- par prélèvement de chaleur par échangeur (serpentin d'eau)
Isoler le baril c'est une bonne idée pour favoriser le circuit d'eau. Sur mon J200, je pense même à isoler complètement le baril, mais ma maison est en bois avec peu d'inertie, je n'ai aucun intérêt à chauffer l'air.
Chez toi c'est différent les murs sont assez denses de briques plâtrière + le refend, tu aurais peut-être intérêt à garder une partie de convection pour chauffer rapidement après une longue absence. Pour se décider, il faudrait savoir quelle température tu as en hiver après quelques jours d'absence sans chauffer :
- 16-17° : pas besoin de convection
- 10-12° : chauffer l'air ne sera pas un luxe, un partie de baril à nu sera la bienvenue.
Chez toi c'est différent les murs sont assez denses de briques plâtrière + le refend, tu aurais peut-être intérêt à garder une partie de convection pour chauffer rapidement après une longue absence. Pour se décider, il faudrait savoir quelle température tu as en hiver après quelques jours d'absence sans chauffer :
- 16-17° : pas besoin de convection
- 10-12° : chauffer l'air ne sera pas un luxe, un partie de baril à nu sera la bienvenue.
Ok, merci pour la validation de l'isolation du baril c'est cool ! :)
Et je vais revenir sur le principe d'utilisation et régulation lors d'une mise en chauffe rapide...
Merci beaucoup aux lecteurs que je n'ai pas déjà épuisé, et à ceux qui ont déjà débroussaillé le chemin ^^
Si ça peut aider j'ai mis des [REF] pour se repérer dans les multiples questions ! Je fais de mon mieux pour ne pas rendre l'échange trop imbuvable... ^^

