Mardi dernier, la confédération paysanne, syndicat pour une agriculture paysanne et la défense de ses travailleurs, prenait possession de la salle de réunion du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) pour demander une exception agricole à la loi sur les Contrefaçons. Leurs revendications : que les paysans ne voient pas leurs récoltes saisies ou détruites à la moindre demande des multinationales et donc qu'une exception agricole soit ajoutée au texte de la loi sur la contrefaçon qui sera votée le 4 février 2014.

En effet, selon la confédération paysanne "Avec cette loi, les paysans qui voudront produire leur propre semence seront sous la menace constante de poursuites en contrefaçon, saisie voire destruction de leurs récoltes. Pour y échapper, ils devront prouver qu'ils n'ont reproduit aucune variété protégée et que leur semence n'a été contaminée ni contient naturellement un gène breveté. Et il en sera de même pour les animaux ou encore pour les ferments, levures et autres micro-organismes porteurs de gènes brevetés."